| CROYANCES ET GUERISONS : les abstracts 3° Colloque ADFOI-CIRCI : 2-3 juillet 04 - la Réunion |
| Mardi 10 mai 2005 PARUTION DES ACTES "L'AVIS DES MORTS" LES ACTES DU COLLOQUE "L'AVIS DES MORTS SONT PARUS" sous le titre " LA MORT ET LES MORTS A L'ILE DE LA REUNION ET DANS L'OCEAN INDIEN" PUBLIÉ PAR ADFOI | le 2005-05-10 10:30:48 Permalien | Ajouter un commentaire | Dimanche 27 juin 2004 Permalien | 1 commentaire | Samedi 26 juin 2004 Dernière minute REVERZI ABSENT Nous venons d'apprendre que Jean-François REVERZI sera absent du département le 3 juillet, il ne pourra donc malheureusement pas être avec nous le jour du colloque. PUBLIÉ PAR ADFOI | le 2004-06-26 00:14:22Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 24 juin 2004 Marie-Annick GRIMA ; Sophia SELOD; Masséande ALLAOUI WASIFIKIRI AMBA MMAHE TSI MWENMA Croire que c’était une mauvaise mère Celle que nous avons choisie aujourd’hui de vous conter est celle d’un enfant et de sa mère venus des îles de la Lune. Celle d’un enfant qui un jour ne peut plus aller à l’école de la République tant il va mal. Au-delà des troubles de cet enfant qui cristallisent sa propre souffrance interne, se jouent l’histoire familiale et ses multiples séparations ainsi que le clivage des mondes, le monde de la famille et le nouveau monde de la société d’accueil. En écho à la souffrance de cet enfant, c’est la capacité de sa mère à être une bonne mère qui est mise en cause. Ce cas clinique illustre le hiatus des représentations de la mauvaise mère, représentations institutionnelles des services sociaux où la causalité est intrinsèque à la mère elle-même, et représentations traditionnelles où la causalité est renvoyée à l’extérieur, et leurs directions thérapeutiques divergentes. Les solutions envisagées par l’institution ici catalysent le désordre de la situation quand ils ne prennent pas en compte les croyances. Nous verrons que le processus de guérison ne peut s’amorcer que dans le sens culturel congruent aux représentations familiales pour nommer le désordre. Permalien | Ajouter un commentaire | Vendredi 11 juin 2004 Y.Live : Service à Madagascar au Lac Sacré MANA TSARA : LA CEREMONIE DES VOEUX C'est le titre du film de Y. Live, professeur à l'université de la Réunion. Un film sur ce culte des ancêtres malgache. Film de 26'. PUBLIÉ PAR ADFOI | le 2004-06-11 19:33:57Permalien | Ajouter un commentaire | Dimanche 23 mai 2004 Le programme de la journée du ADFOI du colloque PUBLIÉ PAR ADFOI | le 2004-05-23 15:30:11 Permalien | Ajouter un commentaire | Vendredi 21 mai 2004 CROYANCES ET GUERISONS : ARGUMENTAIRE CROYANCES ET GUERISONS Parce que « l'homme n'est pas un être de savoir mais de croyance » (Castoriadis) nous sommes amenés à réfléchir sur la fonction de cette croyance qui puise dans l'univers culturel. Elle nomme le désordre et la souffrance, elle enveloppe l'individu et lui permet des recours à des stratégies de soins. En tentant d'ébranler sa croyance pour rationaliser ses actes et leur donner du sens, ne prend on pas le risque de le faire basculer dans un «monde de désordre» ? Comment la croyance s'articule-t-elle avec les connaissances dans l'acte de soigner ? Chaque société a tenté d'y répondre à travers l'émergence, la conception de ses dispositifs thérapeutiques. Aujourd'hui, quelle lecture faisons nous de l'acte de croire dans la guérison? Quel parcours possible pour l'individu dans un contexte de mondialisation ? Est-il possible de guérir sans croire ? Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous : Permalien | Ajouter un commentaire | Dimanche 16 mai 2004 Philippe REIGNIER : Croyances dans la Gaule du IV° siècle Permalien | Ajouter un commentaire | Jeudi 15 avril 2004 M.Roddier & C.Marodon : CROYANCES ET RECHERCHE D’UN MIEUX Croire en la guérison, croire en des moyens de l’atteindre permet souvent de mieux supporter l’inquiétude que fait naître l’émergence de la maladie. Cette communication propose de montrer combien le processus de croyance prend de l’importance aussi, peut-être surtout, quand il s’agit d’une maladie chronique, d’une atteinte pour laquelle la guérison n’est pas envisageable selon la biomédecine. Ce processus de croyance est par exemple celui qui s’élabore autour des croyances aux vertus phytothérapeutiques. La cueillette, la préparation et l’usage des plantes sont les étapes ritualisées d’un système de pensée fondé sur un principe d’homologie ou d’opposition auquel il faut adhérer sans réserve pour en garantir la réussite : « être préservé ou soulagé du mal ». Le recours aux plantes médicinales, très répandu et prégnant à La Réunion, illustre à la fois le besoin du lien de l’homme malade avec son environnement naturel, le besoin de réassurance au travers de repères familiers, traditionnels, culturels et finalement le besoin de surmonter "l'inacceptable" (la maladie, le malheur, la chronicité, l’échec, l’inconnu, la mort). Permalien | Ajouter un commentaire | Mercredi 14 avril 2004 Docteur Gérard MOULS : Croyance en la guérison ou guérison de la croyance Les apports de la croyance en la psychanalyse. Lorsqu’on parle de guérison par la psychanalyse, on sait que l’on n’évoque que la guérison des névroses comme résultante de l’application de la technique psychanalytique. Les résultats lorsqu’ils sont positifs, et c’est souvent le cas, résultent t-ils d’une adhésion au dogme analytique, ou au credo de l’analyste, ce que la notion de transfert ainsi que sa résolution semblent affirmer puis confirmer. Dans ce cas, il ne s’agit que d’une technique sorcière ou magique identique a bien d’autres, la différence étant qu’elle créée son propre langage, qu’elle l’initie chez le patient afin qu’il traduise sa « maladie » en d’autres termes que ceux que sa culture lui fournit, ce qui a pour effet en normalisant ses symptômes de le réinsérer dans le courant de la vie psychique, ou bien s’agit-il de la théorie ultime, pratique occidentale, maîtresse de toutes les autres, puisqu’elle aurait réussi à inventer le langage des langages qui guérissent, la pierre philosophale de l’alchimie médicale ; autrement dit la panacée… des névroses : ces croyances qui rendent malades !! Permalien | 2 commentaires | Mardi 6 avril 2004 Alain Blanchet : La face cachée de la psychothérapie L’articulation entre la guérison par guérissage (ou guérison miraculeuse) et la psychothérapie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui est selon moi, mal comprise voire plus ou moins dénié. La prétention scientifique des psychothérapies en particulier à la suite de Freud a contribué à opacifier ce lien ontologique entre guérissage traditionnel, guérissage religieux, guérissage par le magnétisme et psychothérapie occidentale. En effet les fondateurs de la psychologie clinique ont été frappés par les phénomènes de guérisons « miraculeuses » qui plaidaient en faveur d’une force de la subjectivité et de l’esprit jusqu’alors peu prise en considération. De nombreux modèles en particulier les modèles de l’esprit divisé, de la conscience ignorante de ses propres fonctionnements et de la force psychique sur le corps, découlent directement ou indirectement de l’énigme posée aux scientifiques par ces guérisons miraculeuses. En fait, la psychopathologie actuelle issue de la pratique psychothérapeutique tient dans ce dicton populaire : « la main gauche ignore ce que fait la main droite ». Autrement dit, l’esprit est divisé comme le monde. L’unité de soi, lorsqu’elle ne peut se faire au jour le jour, requiert un intercesseur : le psychothérapeute. Nous souhaitons montrer que les psychothérapies sont le plus souvent inspirées par des modèles du fonctionnement psychique simples et populaires et que cette inspiration peut en grande partie expliquer leur éventuelle efficacité ou efficience. Nous décrirons des dispositifs thérapeutiques comme constitués par un lien particulier « thérapeute patient » au moyen duquel s’effectue une certaine transmission d’un pouvoir. Pouvoir nécessairement opaque et transcendant qui se transmet par initiation, qui instaure des états mentaux hypostasiant la croyance et des états sociaux fondés sur l’affiliation voire l’aliénation groupale. Nous nous poserons la question de savoir si toute psychothérapie implique qu’un voile soit posé sur son fonctionnement social et psychologique : en d’autres termes si la guérison par le psychisme s’accompagne ou non d’un rétrécissement de la conscience. Permalien | Ajouter un commentaire | Mardi 6 avril 2004 Jean-Pierre Chartier : Guérir après Freud Nous soignons, mais qui peut dire que nous guérissons ? C'est pourtant la question que l'on pose trop souvent à la psychanalyse, comme si elle était à même d'offrir à l'esprit ce que presque aucune médecine n'est en mesure d'offrir au corps vivant. La psychiatrie contemporaine ne peut se dispenser de tirer un large profit de Freud mais doit repenser les applications et les méthodes qui en sont issues. Telle est ma démarche qui s'attache notamment à décrire les avancées thérapeutiques importantes obtenues dans les domaines de la psychopathie, de la délinquance et des personnalités perverses et paranoïaques... c'est-à-dire tous ceux que Freud ne pensait pas accessibles à la psychanalyse. Permalien | Ajouter un commentaire | Mardi 6 avril 2004 Stéphane Nicaise : Messe des malades et exorcismes : entre religion et croyance Le dernier mardi du mois, l’église du Chaudron abrite une messe des malades à 20 heures. Deux à trois mille personnes s’y rendent. La grande aspersion d’eau bénite en introduction à l’office répond au besoin d’être purifiés, et ainsi protégés des esprits malveillants. Il s’agit aussi de « faire la propreté » du lieu où va se dérouler le combat spirituel de la puissance divine contre les forces du mal. Le prêtre, officiant principal, incarne la médiation que Dieu confie à des êtres fragiles pour affirmer sa suprématie. La prière de libération et la bénédiction avec le Saint Sacrement en sont les armes. Le malade qui « manifeste » est alors le possédé que le christ vient soumettre à son pouvoir sur toute chose. Permalien | Ajouter un commentaire | Mardi 6 avril 2004 Jean-François Hamon : CROYANCES ET REALITE Mon expérience de thérapeute, me conduit constamment à penser que les représentations du monde des patients qui me consultent, relèvent le plus souvent des croyances qui fondent leur culture. Deux vignettes cliniques me permettront d’étayer ce point de vue : Mademoiselle ‘’N’’ (36 ans), lorsqu’elle se présente chez moi me raconte que les nombreux psychologues qu’elle a consulté l’ont diagnostiquée comme développant un délire de persécution et qu’elle ne comprend pas de quoi il s’agit. Après plusieurs semaines, devant mon insistance, elle exprime ce qu’elloe ressent : Elle se sent envahie par une entitée qui l’épie, la dévore de l’intérieure et qu’elle est victime d’une attaque sorcière. Il ressort de ces deux vignettes cliniques, que ce qui m’est donné à voir relève des croyances des patients qui me consultent. Ces croyances ne sont pas des vérités scientifiques, dans la mesure où elles ne reposent sur rien de vérifiable scientifiquement. Toutefois ces croyances sont vécues comme une réalité par ceux qui y adhèrent.. C’est pourquoi, en tant que thérapeute, je me dois de les traiter comme leur réalité et y rechercher, si celç s’avère nécessaire, la causalité des souffrances psychiques qu’ils m’expriment. Permalien | Ajouter un commentaire | |
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